Saturne est, après Jupiter, la deuxième planète la plus importante de notre système solaire et, comme elle, fait partie du groupe des Géantes (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune). Leurs points communs ne s'arrêtent pas là, puisque dans la mythologie romaine le dieu Saturne est le père de Jupiter. Saturne est connue depuis la nuit des temps, mais lors des premières observations de cette planète par Galilée (1610), la présence de ses anneaux pertubaient l'interprétation de son étude. Ce n'est qu'en 1659 que Huygens est parvenu a résoudre ce mystère. Nous l'avons vu, nous savons aujourd'hui que Jupiter possède également des anneaux, comme en fait toutes les autres Géantes. Saturne demeura néanmoins la planète aux anneaux durant plus de trois siècles, jusqu'en 1977 !
Saturne a la plus petite densité des planètes de notre système solaire : 0,7 g/cm3 (1 étant la référence de l'eau). Sa surface est balayée par des vents très violents : 1 800 km/h ! Sa composition est par contre, une fois encore, proche de celle de Jupiter avec l'hydrogène (75 %) et l'hélium (25 %) en principaux éléments auxquels s'ajoutent quelques traces d'amoniac et de méthane et un noyau rocheux (de 12 000 °C !) recouvert d'une nappe d'hydrogène métallique liquide, puis d'une autre d'hydrogène mêlée à de la glace. Tout ceci permet à Saturne d'irradier un champ magnétique phénoménal et davantage d'énergie par elle-même qu'elle n'en récupère du Soleil. Ceci explique notamment sa grande luminosité.
Ses anneaux, eux aussi, sont très lumineux et de fait facilement observables à l'aide d'un petit téléscope. Il y en a sept en tout : 2 plus larges et 5 plus fins. Ils se constituent de milliers de particules mesurant entre 1 centimètre et 10 mètres, voire probablement quelques kilomètres pour certains d'entre eux. Même si leur diamètre atteint 250 000 km, leur épaisseur n'éxcède pas 200 mètres ! Les anneaux sont essentiellement composés de glace ou de roches qui en sont recouvertes. Les zones d'ombres qui y furent décelées par les sondes Voyager 1 et 2 seraient en fait dues à un déplacement des débris annulaires à la verticale par rapport au reste de l'anneau. Ce mouvement pourrait avoir été engendré par certains des nombreux orages magnétiques saturnien. Si les astrophysiciens avancent que la forme et la division des anneaux seraient dues à l'attraction des satellites les plus proches de Saturne, le système annulaire saturnien demeure trop complexe et son fonctionnement nous échappe encore, de même que son origine.